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La plupart des Tanagréennes ont été découvertes lors de fouilles clandestines qui ont détruit un environnement qui aurait pu apporter beaucoup de renseignements sur l’époque à laquelle elles ont été faites, le matériel utilisé, les rites funéraires…
Cependant des fouilles archéologiques réalisées dans un cadre scientifique ont permis d’apporter certaines précisions sur ces œuvres d’art. Au Vème siècle les inhumations deviennent plus courantes que les incinérations. Les tombes se trouvent généralement à deux ou trois mètres de profondeurs. Des vases y étaient déposés comme offrandes, et on retrouve en Béotie des figures de jeunes gens nus et de femmes drapées, porteurs d’offrandes. De nouvelles figures de danseuses et de femmes voilées arrivent d’Athènes et sont immédiatement adoptées par les artisans Béotiens, annonçant les changements de l’époque hellénistique : elles sont l’expression plastique d’une période de transition d’un monde centré sur la cité d’Athènes à un monde dirigé par des royaumes macédoniens qui instaurent d’autre règles de vie. Le style Tangréen se situe donc au IVème siècle avant J.-C. Ce style est né dans les ateliers Athéniens vers 330 avant J.-C., tout d’abord avec l’apparition de « vases figurines », inspirés de la grande sculpture. Le motif mis au point sur les vases ce détache vite de ce dernier et passe de simple relief à statuette. Par la suite, Corinthe a joué un rôle dans l’évolution des Tanagras même si son degré d’influence reste encore à déterminer. La Béotie, en particulier Thèbes puis Tanagra, furent d’abord des importateurs avant de devenir également producteurs de coroplasthie attique. La spécialité des Béotiens est de s’emparer d’un thème venu d’ailleurs et de le reproduire, le plus souvent avec talent. C’est ainsi qu’à la fin du XIX, en 1870 plus précisément, on découvre fortuitement des tombes archaïques affleurant à la surface des champs. A l’intérieur se trouvent des statuettes, représentant généralement des femmes voilées, qui prennent rapidement le nom de l’antique cité où elles ont été découverte : Tanagra. On estime qu’en 1873 la moitié des huit à dix mille tombeaux ouverts avaient livrés des statuettes, disposées à l’intérieur et à l’extérieur des tombes. Les indications contextuelles étaient très peu nombreuses et il a fallut attendre les années 1970 pour que des fouilles menées dans des tombes inviolées par les pilleurs donnent des informations plus précises sur la fonction de ces statuettes et les cultes funéraires en général. |